Alimentation et géographie

Alimentation et géographie

N'avez-vous jamais réfléchi au fait que la forme physique pouvait dépendre aussi du style de vie, du climat et du régime alimentaire du lieu où l'on vit ?
Dans tous les cas, il y a des avantages et des inconvénients. L'important est d'en être conscient pour éviter les pièges qui peuvent compromettre la forme physique.

Montagne

Vivre en altitude présente incontestablement des avantages. De l'air pur, une vie plus saine, moins de stress...
Malheureusement, la peau est continuellement soumise aux rayons UV, et si l'on ne consomme pas suffisamment d'antioxydants en mangeant chaque jour de généreuses portions de légumes verts, l’organisme ne peut pas se protéger contre les dangers des radicaux libres. Idéaux, les fruits des bois fournissent des anthocyanes, de la vitamine PP et des polyphénols, utiles pour protéger l'élasticité vasculaire, importante pour faire face aux écarts de température typiques.

Erreurs alimentaires typiques (à corriger) :

  • Absence quasi-totale de poisson : les principales sources de protéines sont la viande et les fromages affinés. Le risque est de ne pas atteindre l'apport indispensable en graisses mono et polyinsaturées, ainsi qu'en Oméga 3, si essentiels pour l'appareil cardio-vasculaire, l'humeur et la ligne. De nombreuses études montrent en effet qu'un apport adapté en Oméga 3 améliore la fluidité des membranes cellulaires : l'optimisation des échanges nutritifs et l'amélioration du processus d'élimination des toxines renforcent ainsi l'efficacité d'un bon régime hypocalorique.

    SOLUTION:intégrer le poisson 3 à 4 fois par semaine. S'il est difficile de trouver du poisson frais, on s'orientera vers du surgelé : simple à cuisiner, sans arête, il offre pratiquement tous les avantages du frais, car les basses températures n'altèrent pas la substance de ses précieux nutriments. Pour les Omégas 3, on se tournera vers des poissons gras, comme le saumon et les poissons bleus.
  • Faible variété de légumes et pas assez de crudités : à la montagne, on préfère les légumes cuits, alors que la cuisson leur fait malheureusement perdre une bonne partie de leurs vitamines.

    SOLUTION: pour cuire les légumes, mieux vaut éviter de les faire bouillir et privilégier la cuisson à la vapeur ou au grill, qui préserve mieux les vitamines. L'important est de ne pas les cuire trop longtemps. Le temps de cuisson fait aussi la différence. 
  • Risque d'absorber trop de calories : les spécialités de la montagne sont toutes plutôt riches et on court facilement le risque de dépasser sa ration de calories. Ce n'est qu'en compensant par une importante activité physique (marche, randonnée, ski) que l'on arrive à contrôler son poids.

    SOLUTION: lorsque c'est possible, on préférera un plat unique de type polenta et ragoût ou raviolis farcis à la viande, à condition de toujours l'accompagner d'une portion de légumes. Un repas composé d'une assiette de pâtes ou de riz, d'un plat de résistance et d'un dessert, c'est trop !

Grande ville

Tous les citadins le savent : en ville, le rythme est intense et les journées ne sont jamais assez longues pour tout faire. Par ailleurs, l'air que l’on y respire est pollué par les gaz d'échappement et les particules toxiques qui pénètrent dans les poumons.

Erreurs alimentaires typiques (à corriger) :

  • Les repas sont déséquilibrés et pris sur le pouce : il est indispensable de mâcher lentement pour donner le temps à l'organisme d'activer les enzymes nécessaires à la digestion. En cas de mastication insuffisante, une grande quantité de résidus non digérés arrivent dans l'intestin, ce qui provoque la production de toxines. Nombre d'entre elles passent, via le sang, dans le tissu adipeux, créant ainsi un terrain idéal pour la cellulite.

    SOLUTION: ne jamais prendre un repas en moins de 20-30 minutes ! Autre intérêt non négligeable, cette solution permet de manger moins et de mieux contrôler sa ligne car le signal de satiété arrive environ 20 minutes après la première bouchée, indépendamment de ce que l'on a mangé.
  • On privilégie les plats tout prêts, la charcuterie et les fromages : lorsqu'on est pressé, on a souvent recours aux plats cuisinés qui, pour rester appétissants (et se conserver longtemps dans les barquettes jusqu'au moment de la vente), contiennent souvent une teneur élevée en graisses ainsi que des conservateurs. La charcuterie et les fromages apportent en revanche non seulement des graisses, mais aussi et surtout du sel, l'ennemi de la ligne et l’ami de la cellulite.

    SOLUTION: plutôt que les plats tout prêts et la charcuterie, préférer les surgelés qui ne nécessitent pas d'additifs pour la conservation (le gel suffit).
  • On mange peu de légumes verts : là encore, le problème est le rythme de vie effréné et le manque de temps disponible pour préparer un repas sain et complet.

    SOLUTION: pour réduire le temps de préparation, on peut recourir aux produits dits « de quatrième gamme », c'est-à-dire les salades prêtes à consommer et les fruits épluchés et coupés en morceaux. S'ils perdent une partie de leurs vitamines lors des opérations industrielles de coupe, lavage et séchage, ils conservent tous les bienfaits des fibres. 

Sud de la France

Ceux qui vivent dans cette région bénéficient de beaucoup de soleil tout au long de l’année. Cela agit positivement sur l’humeur, mais l'exposition prolongée provoque un vieillissement précoce de la peau, avec l'apparition de sillons et de tâches dues à l'accumulation irrégulière de mélanine.

Erreurs alimentaires typiques (à corriger) :

  • La première faute alimentaire typique du sud, où règne en maître le très sain régime méditerranéen, est la quantité excessive de nourriture. En cédant souvent aux plaisirs de la table, on risque d'accumuler progressivement des kilos en trop et malheureusement de favoriser très tôt la formation de cellulite.

    SOLUTION: modérer les quantités. Dans le sud, les portions sont en général nettement plus abondantes que dans les autres régions. Il suffit donc de diviser par deux les portions habituelles pour maîtriser la situation, sans renoncer au goût !
  • On exagère en sel et en assaisonnements : là encore, il s'agit d'une habitude plutôt bien ancrée dans les traditions méridionales. Et c'est bien dommage, si l'on considère que l’on favorise ainsi la rétention d'eau et que l'on augmente les calories de chaque plat. Par ailleurs, en habituant le palais à des saveurs toujours plus intenses, on perd le goût authentique des aliments.

    SOLUTION: réduire progressivement les quantités de sel. On peut le remplacer par une version hyposodée et iodée qui aura en plus un léger effet de stimulation sur le métabolisme. Pour compenser la perte de saveur, apprendre à utiliser plus d'épices et d'aromates qui ont un effet positif sur la digestion et la dépuration, sans apporter de calories.